Premier assistant réalisateur (cinéma)

Vous voyez le rôle du copilote dans les courses de rally automobile ?

Et bien assistant réalisateur c'est ca, version capitaine de navire : avec plein de monde a bord.

Contre vents et marées il faut tenir le cap... Et la cadence !

tournage

Sur le pont dès le début de l'aventure, il a effectué avant toute autre chose le découpage technique du scénario. Il connaît ainsi la chronologie de l'histoire, les scènes compliquées et les décors récurrents...

Ce document constitue sa base pour accueillir a bord tous les autres techniciens au fur et a mesure qu'ils rejoignent l'équipage.

Ensuite, au gré des réunions et des repérages, il affine petit a petit la clé de voûte de l'organisation du tournage, le document sur lequel tous ses collaborateurs auront les yeux rivés : le plan de travail.

Autant dire : la carte au trésor ! La route idéale, qui s'accomode au mieux des contraintes de chacun et contourne un maximum d'écueils...

En fait, le travail de l'assistant réalisateur, c'est d'imaginer a partir du scénario original du film tous les scénarios catastrophe qui pourraient se produire lors du tournage, de facon a pouvoir soit les éviter soit les résoudre...

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S'il pleut au moment de la scène de piscine, une solution de secours est prévue ; s'il faut préciser le découpage d'une séquence avec cent figurants pour permettre aux coiffeurs et aux maquilleurs de prévoir le nombre de renforts adéquats, c'est lui qui s'y colle... Il faut tout anticiper !

Ce qui nécessite une parfaite connaissance de chacun des postes du plateau, et une grande agilité dans ses interactions pour déceler en un clin d'oeil si l'on est prêts a tourner, ce que l'on attend, ou encore les informations dont chacun a besoin pour travailler et se coordonner avec le reste de l'équipe.

Si vous avez le goût de l'organisation d'un travail en équipe, le sens des responsabilités et la passion nécessaire pour vous investir sans relâche sur des projets de plusieurs mois, alors foncez : avec un peu d'expérience, ce poste est l'un des plus intéressants du monde du cinéma !

 

 

Perchman (cinéma)

« Allez, on y va : silence s’il vous plaît… Moteur ! » demande l’assistant réalisateur. « Ça tourne ! » répond l’ingénieur du son…

Ce signal, c’est celui de son entrée en scène. Discret jusqu’alors, dans un coin du plateau, il s’avance tel un équilibriste vers le centre de la piste…

« Action ! »

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Les comédiens s’élancent, il les accompagne. Leurs répliques s’enchaînent, partout son micro les suit. La chorégraphie a été répétée une fois ou deux déjà, si bien qu’il anticipe tout : déplacements, retournements, inclinaison des têtes et jeux de chapeaux…

En studio, il a suivi l’installation des projecteurs par les électros ; en extérieur, il guette la progression du soleil. Les ombres qu’il projette épousent soigneusement les bords-cadre, sans jamais apparaître à l’image, tout comme son corps et la longue perche qu’il a dépliée pour maintenir en permanence le micro au plus près de l’action…

Quelques indices suffisent au perchman expérimenté pour se représenter les limites de l’espace dans lequel il peut évoluer : la focale de l’objectif installé par l’assistant camera à la demande du cadreur, une marque tracée au sol par le pointeur ou encore les reflets qu’il observe dans les vitres, portes, carrosseries et autres surfaces réfléchissantes…

Sur la pointe des pieds, bras tendus ou au contraire jambes fléchies et buste renversé, parfois plié en quatre à l’arrière d’une voiture voire lancé à toutes berzingues derrière un steadicamer pour une scène de course à pieds… Les contorsions, ça le connaît !

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Mais si le perchman est un véritable équilibriste, c’est aussi dans un sens plus imagé : assistant de l’ingénieur du son, central mais discret, diplomate en toutes circonstances, il fait preuve d’autant d’agilité et de souplesse dans ses interactions avec le reste de l’équipe que dans ses déplacements !

 

régisseur général (cinéma)

Dans le monde d'un tournage de cinéma où le réalisateur est président, le directeur de production premier ministre et le premier assistant réalisateur ministre de l'intérieur ; le régisseur général est en quelque sorte ministre des affaires étrangères.

Et l'image n'est pas innocente car il s'agit bien d'un des postes les plus politiques de l'équipe ! Son rôle, c'est de faire le pont entre le monde du film et le monde "réel"...

réunion régisseur géneral

Bras droit du directeur de production, le régisseur général est souvent l'un des premiers techniciens à rejoindre le projet.

Pendant la phase de préparation, c'est lui qui s'occupe de tout ce qui a trait à la location des décors : organiser les repérages, négocier les autorisations de tournage, les horaires et les tarifs, puis informer les riverains et répondre aux demandes formulées par l'équipe pendant les repérages techniques...

A ce stade, son efficacité ainsi que celle de son repéreur sont primordiales !

Sans eux, tout le monde est bloqué : le directeur de production attend le montant exact des locations pour tenir à jour son budget prévisionnel et l'assistant réalisateur les dates de disponibilité de chaque décor pour ajuster au mieux le plan de travail...

communication régisseur général

Seulement, à mesure que les décors des premières semaines sont validés, vient aussi le temps d'organiser la logistique du tournage... Combien d'assistants seront nécessaires ? Combien de trajets, de courses et de blocages auront lieu pendant le tournage ? Il faut tout anticiper !

Pour mener à bien ces différentes tâches simultanées, les clés du métier pour tout bon professionnel sont donc avant tout l'expérience, la réactivité, l'endurance... Et un bon adjoint

 

régisseur adjoint (cinéma)

 

Hors-champ.

Tout ce qui n’apparaît pas à l’écran, c’est lui qui s’en occupe !

De l’état des lieux des différents endroits où se tient le tournage à l’organisation des transports le jour J. De la première prise de contact avec le voisinage à la mise en place du blocage des passants le temps des prises…

Aux côtés du régisseur général, c’est lui qui dirige les opérations logistiques sur le terrain. Par exemple, son début de journée ressemble souvent à quelque chose comme :

régisseur tournage

6h15 : A l’approche du décor, il s’arrête régulièrement pour en « flécher » l’accès.

6h30 : ouverture du décor, récupération des clés des camions auprès des ventouseurs et installation des loges, du bureau de production ainsi que de la table régie, avec un ou deux assistants.

7h30 : arrivée de l’équipe et des premiers comédiens. Le café est chaud, le pain frais, tout le monde émerge doucement. L’adjoint, pendant ce temps, s’occupe de la mise en place de l’équipe de sécurité autour du site.

7h30-8h30 : présence sur le plateau pour s’assurer que les emplacements repérés pour les installations de projecteurs par exemple sont bien accessibles, les réverbères éteints si nécessaires…

8h30-10h : depuis le bureau, où il reste joignable par talkie, il prévoit les convocations et runs du lendemain, prépare les itinéraires qui seront envoyés à l’équipe pour les prochains jours, accueille les cantiniers.

régie en exterieur

10h+ : la journée étant lancée, il n’est pas rare que l’adjoint soit envoyé en repérages sur les prochains décors de la semaine. Sa mission : identifier les facteurs de risques autour du décor, anticiper les besoins de l’équipe sur place et trouver comment y répondre au mieux.

Au sein de l’équipe, il est celui qui connaît chaque décor comme sa poche. Et la beauté de son poste, c’est de situer précisément à l’articulation entre le monde du film et le monde réel, comme un pied de chaque côté.

 

assistant de production (cinéma)

 

Comme le ciel a ses aiguilleurs, les tournages ont leurs assistants de production.

Mais ici, ni radar ni tour de contrôle : l’assistant travaille à vue, en direct du tarmac !

Son rôle ? Etre une boussole pour l’équipe. Autrement dit : s’assurer que chaque personne dispose des informations dont elle a besoin pour travailler. Ce, grâce à deux outils en particulier : sa « bible » et ses feuilles de service.

assistant de production

La « bible » du film répertorie tous les contacts utiles : coordonnées des techniciens, liste des décors, personnes référentes chez les fournisseurs ou dans les différentes municipalités… L’assistant entreprend sa rédaction dès le premier jour de préparation, puis la tient à jour continuellement.

La feuille de service, c’est le document de référence pour l’organisation de l’équipe au quotidien. Validée par tous les chefs de postes, elle précise chaque soir, entre autres, le lieu et l’horaire de la convocation du lendemain ainsi que l’ordre de tournage des séquences.

Bras droit du directeur de production et de l’administrateur, l’assistant est aussi en charge de la rédaction des contrats de travail, de leur signature, ainsi que des déclarations d’embauches, d’ouverture de chantier ou d’éventuels accidents…

Tout en restant disponible pour répondre aux questions de l’équipe à tout moment !

production sur le terrain

Pour être efficace, pas de secret : c’est l’expérience qui parle ! C’est pourquoi la plupart des assistants de production commencent aux postes d’adjoint ou de secrétaire de production, le temps d’assimiler le rythme de travail des autres métiers.

En récompense de quoi, ce métier apporte le plaisir d’être au courant de tout : ambiance du plateau, avancement des équipes régie et décoration, disponibilités des comédiens en cas de modification du plan de travail… Jusqu’aux préparatifs spécifiques des renforts ponctuels (cascadeurs, drones, effets spéciaux, dresseurs…) !

 

Cadreur

Silence, moteur, ACTION !

Pour la plus grande partie de l'équipe du film, ce signal est en fait synonyme de pause : le temps d'une prise, les travaux s'interrompent, les raccords d'accessoires et de costumes sont suspendus, les retouches d'éclairage et de maquillage également...

Alors que le bouillonnement du plateau retombe peu à peu autour de lui et que ses collègues tapis hors champ retiennent leur souffle, le cadreur fait partie de ceux qui, au contraire, entrent dans la danse !

cadreur tournage cinéma

Ce mot - action ! - lui va comme un gant parce que son travail, c'est de réussir les mouvements de caméra. Or souvent, cela va de paire avec ses propres déplacements.

Qu'il soit aux commandes d'un steadicam ou équipé d'un d'un easy rig, coincé sur la place passager d'une voiture, juché sur un praticable, une dolly ou encore une grue, il se plie toujours en quatre pour fabriquer ses images, proposer des idées, et répondre aux mieux aux demandes de la mise en scène.

En collaboration étroite avec l'assistant-pointeur, le chef machiniste qui assure ses déplacements et installe les travellings, et le perchman qui veille à respecter tous les bords-cadre avec son microphone, il accompagne le jeu des comédiens, leurs émotions, leur rythme.

Et il n'y a pas que la fiction dans la vie !

cadreur tournage fiction

Si vous êtes un aficionado de l'improvisation, le documentaire et le reportage offrent des occasions uniques d'exprimer votre sensibilité ! Un œil rivé à l'œilleton de la caméra, l'autre résolument ouvert pour guetter le moindre mouvement hors-champ, repérer un détail au cours d'une interview, anticiper l'entrée dans le champ d'un nouveau personnage...

Quel que soit le contexte, en tant que cadreur, vous êtes le catalyseur de l'audiovisuel : celui qui met les idées de mise en scène en action et qui transforme les préparatifs de l'équipe et la performance des protagonistes en images, sonnantes et (si possible pas trop) trébuchantes.

 

Régisseur Vidéo

De A à Z. De la première minute à la toute dernière heure supp' d'une mission...

De la conception des plans avec le chef de projet au remballage du matériel...

Et de la rédaction des procédures de test des machines à la formation des nouveaux techniciens d'atelier...

régie vidéo

A tous points de vue, le régisseur vidéo est l'un des chefs de poste les plus présents tout au long (et autour !) des projets audiovisuels.

Au-delà de son expertise technique, ce sont ses compétences de management qui sont sollicitées au quotidien. A tel point qu'il est souvent l'un des principaux rouages de l'entreprise pour laquelle il travaille.

En bon capitaine d'équipe, il s'assure notamment du suivi du stock par le chef d'atelier, supervise les aménagements des espaces dédiés à la vidéo au sein des locaux de la société et formule des recommandations auprès de la direction technique pour les investissements annuels.

Maillon incontournable de la chaîne des services, c'est lui qui conçoit les solutions techniques en réponse aux souhaits des clients, que valoriseront ensuite les chefs de projets et les équipes commerciales.

Puis, au moment de réaliser les installations vidéos sur le terrain, c'est encore lui qui veille à la bonne exécution des tâches, au respect des consignes de sécurité, à la fluidité des articulations entre équipes internes et sous-traitantes ou partenaires, ainsi qu'à la prise en compte des dernières remarques des clients.

tournage regisseur vidéo

Être omniprésent, sans pour autant courir partout et tout le temps... La clef du métier, pour ces professionnels, c'est un sens de l'organisation à toute épreuve !

En récompense de quoi, projet après projet, ce poste est un de ceux où l'on peut le mieux apprécier la continuité de sa progression...

 

technicien lumière électro

Attention, profil créatif recherché !

Que seraient nos défilés de mode, nos expositions, nos spectacles et nos tournages sans leurs effets visuels et leurs ambiances uniques ?

technicien lumiere

Le travail d'un technicien lumière se situe toujours au cœur de l'événement et contribue fortement à son identité. Concrètement, l'impact de ses décisions est tel qu'il forge presque directement les souvenirs que le public gardera du show.

Or, contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, son savoir-faire ne se résume pas à un regard...

Dans l'événementiel en particulier, les rôles traditionnels de chef opérateur et d’électro ne sont pas distingués de façon aussi stricte qu’au cinéma. Souvent, c’est à un seul et même professionnel qu’incombent la conception du plan d’éclairage ainsi que son installation !

Alternant les casquettes, le travail du technicien lumière commence donc par l'écoute et la compréhension des objectifs des metteurs en scène, des scénographes, ou des commanditaires.

L'inspiration nécessaire pour traduire ensuite ces idées conceptuelles en rais de lumière résulte d'un mélange d'intuitions, de connaissances techniques et de références visuelles et picturales. Il s'agit de repérer les points de convergence entre sa propre culture et les traits saillants du projet qui se dessine. Et donner ainsi de sa propre force à l'événement.

technicien lumiere électro

Un fois définis les objectifs esthétiques, et compte-tenu des contraintes de faisabilité et de sécurité du décor, l'avant-dernière étape du travail consiste à rédiger la liste du matériel technique... Sans perdre de vue que l'on devra souvent réaliser soi-même l'installation, les branchements et les réglages, le tout en un temps raisonnable..!

Sensibilité artistique ET ingéniosité pratique, autonomie ET goût du travail en équipe, sens de l'anticipation ET faculté d'adaptation... On dit qu'il faut de tout pour faire un monde : c'est vrai aussi d'un technicien lumière !

 

Technicien vidéo

Tous les plus grands événements contemporains disposent d'installations vidéos. Pensez festivals, conférences, fan zones pour les compétitions sportives...

tech video

Derrière tous ces écrans, géants ou non, derrière tous les flux diffusés sur Internet que nous consultons depuis nos téléphones et nos tablettes, il y a des professionnels aguerris que l'on appelle techniciens vidéo.

En pratique, leur travail a commencé bien avant l'événement à proprement parler : ce sont déjà leurs recommandations qui ont influencé le choix du matériel retenu en accord avec le cahier des charges qui leur avait été soumis.

Parfois, ils ont même contribué à établir le devis de la prestation !

fan zone video

Mais le cœur de leur métier, c'est le montage des installations in situ, une fois tous les préparatifs terminés. Là, comme en avant-première, ce sont eux qui découvrent l'aménagement des lieux, la décoration, les dispositifs de sécurité. Et qui s'emploient à brancher câbles, rallonges, convertisseurs, mélangeurs et moniteurs.

A tester les liaisons sans fils, les caméras, la multi-diffusion... A régler un vidéoprojecteur par-ci, un enregistreur par là...

Et à établir des plans de secours, en prévision de la phase d'exploitation !

Nous y voilà : après plusieurs jours de mise en place, le plus souvent en équipe, le site est ouvert et le public arrive ! Son regard ébahi rebondit d'écran en écran, avide de ne pas perdre une miette du spectacle ou des informations qui sont transmises...

C'est à ce moment que tout le travail accompli en amont par l'équipe vidéo prend son sens. Mais pas question de se relâcher: en cas de panne, il faut se rappeler où basculer le signal, quel switch activer, comment faire pour assurer une diffusion continue tout en résolvant les problèmes au fur et à mesure.

Patience et anticipation, puis débrouillardise et réflexes salvateurs. Vous l'aurez compris : technicien vidéo, c'est un art !

 

Technicien atelier audiovisuel

Lui, c’est un grand intendant.

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Et l’atelier audiovisuel, un domaine - un peu comme un manoir, un château, ou un navire - qu’on lui confie et qu’il gère. Il organise les réceptions, de personnes et d’équipements, sait où se trouvent les choses et les gens, comment on les appelle, et les raccourcis qu’il existe entre eux.

Technicien de formation, mais d’un profil plutôt managérial, il maîtrise le vocabulaire nécessaire pour aiguiller le visiteur passager, faciliter des recherches plus pointues et s’assurer de la sécurité des manœuvres les plus ardues lors du chargement du matériel de son stock.

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Tel un bibliothécaire, il prépare des commandes, s’assure de la conformité des livraisons, et se trouve idéalement placé pour surveiller l’état des équipements et signaler régulièrement au responsable d’exploitation les opérations de maintenance nécessaires.

Parfois, il lui arrive même d’assurer lui-même la livraison du matériel, que ce soit auprès d’une autre équipe de la société qui l’emploie ou dans le cadre d’un contrat de location !

Dans tous les cas de figure, il est au courant des opérations sur lesquelles partent « ses » machines, donnée essentielle pour l’actualisation de l’inventaire, dont il a la responsabilité.

Son rôle se situe donc à l’articulation entre les équipes de maintenance et d’achat d’un côté, et celles qui mènent les opérations sur le terrain de l’autre : sorte de gardien d’un temple qui n’est pas figé mais bien en mouvement, et en constante évolution !

 

Technicien d'exploitation et de maintenance audiovisuelle

Tenir la baraque.

En substance, telle est la mission du technicien d'exploitation et de maintenance audiovisuelle.

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Que ce soit sur le long terme quand il est attaché à un lieu d'exploitation unique, ou de façon éphémère lorsqu'il s'agit au contraire de missions ponctuelles, c'est toujours à lui qu'incombe la responsabilité de mettre en œuvre les moyens techniques des projets auxquels il est associé.

Un travail à double face, qui nécessite à la fois de se montrer d'une fiabilité irréprochable sur le plan technique et d'instiller la confiance dans le reste de l'équipe.

Car il n'y a pas de place pour le bluff, quand on se retrouve en tête à tête avec une régie audiovisuelle et sa console audionumérique, ses amplis de puissance, ses automates d'éclairage ou ses réseaux d'ordres à faire fonctionner... Il faut assurer !

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Pour ce faire, l'ossature du métier repose sur des connaissances acquises en formation (initiale ou continue), mais aussi sur des qualités humaines telles que le sang froid et l'adaptabilité pour faire face aux situations les plus inattendues et mériter de se voir adresser le traditionnel "tu gères, mec ! (ou meuf, selon les cas)".

Ceci dit, la vie d'un technicien d'exploitation audiovisuelle n'est pas semée exclusivement d'embûches et d'obstacles à surmonter. Souvent, ces professionnels sont confrontés à des situations qu'ils maîtrisent parfaitement.

Mais là encore il a toujours des choses à "gérer" : c'est la dimension maintenance du travail, qui consiste à entretenir les installations qu'on lui confie, imaginer des solutions pour en améliorer l'ergonomie, réparer de petites pannes et diagnostiquer celles qui nécessitent une intervention extérieure, tenir à jour la documentation technique et les consignes de sécurité...

Alors test : un-deux, un-deux, Paris-Bordeaux-Le Mans... Est-ce que "ça" marche ?

Si oui, c'est grâce à lui.

 

Technicien d'intégration

Le technicien d'intégration, sur un chantier, c'est un peu un passeur, une courroie de transmission : celui qui déploie les équipements audiovisuels et les réseaux de communication, les installe, les configure et les teste pour la première fois en situation.

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Electronicien ou informaticien de formation, expérimenté et autonome, c'est lui qui fait le lien entre le schéma synoptique de l'installation et son adaptation sur le terrain. En un mot : le passage de la promesse sur papier à la livraison clé en main d'un dispositif opérationnel et prêt à l'emploi.

D'ailleurs, quand la réalité ne correspond pas exactement aux plans, c'est à lui de trouver les solutions.

C'est pourquoi ces professionnels développent non seulement une excellente connaissance des équipements qu'ils manipulent, mais aussi un sens aigu de la flexibilité. Ils exercent par ailleurs une veille technologique attentive afin d'anticiper les besoins naissants et se forment pour rester toujours à la pointe des nouvelles technologies et des réseaux IP en particulier.

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Passeurs, leur mission ne s'arrête pas à la mise en service technique des dispositifs, mais consiste aussi à assurer la formation des futurs utilisateurs pour garantir une prise en main adéquate et limiter les erreurs de manipulation.

Parfaits connaisseurs des installations qu'ils ont effectuées, les techniciens d'intégration sont enfin souvent sollicités lors des opérations de maintenance, l'occasion pour eux recueillir des retours d'expériences et d'apprécier l'usage qui est fait des systèmes qu'ils ont mis en service.

Le travail d'un technicien d'intégration est donc un peu semblable à celui d'un accordeur de piano : sans lui, tout serait là, mais rien ne fonctionnerait ; et c'est la minutie de ses réglages qui rend possibles toutes les utilisations, de la plus banale à la plus virtuose.

 

ingénieur du son

"Ingénieur du son", c'est toute une constellation de métiers !

Avant tout, il y a deux grandes familles : celle du live, et celle de l'enregistrement. Puis, d'un côté comme de l'autre, d'innombrables contextes professionnels qui sont autant de rythmes de vie différents pour les ingénieurs du son.

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Car le tempo n'est pas le même, selon que l'on s'associe à la création d'une pièce de théâtre, à la réalisation d'installations pour les musées, que l'on voyage au gré des tournages de documentaires radio ou que l'on sonorise des festivals et des concerts... Et les contrats varient également, de l'interim au CDI en passant par l'intermittence selon les branches, les employeurs et parfois les périodes !

Alors qu'est-ce qui rapproche tous ces professionnels du son ?

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Il y a d'abord des connaissances communes en acoustique, en électronique et en traitement numérique des signaux, parfois jusqu'aux premières notions de télécommunication. Ces savoirs sont la plupart du temps acquis au cours d'études mais nombreux sont les professionnels qui prennent encore sous leurs ailes de jeunes apprentis, quel que soit leur degré de formation. Là, seule la motivation compte pour se faire repérer et avoir une chance de montrer ce dont on est capable !

Qu'elles aient été acquises à l'école ou sur le terrain, les connaissances théoriques facilitent la prise en main des outils, eux aussi communs à tous les ingénieurs du son : car s'il existe une grande variété de microphones, tables de mixage, enregistreurs et autres réseaux d'ordres, leurs principes de fonctionnement restent la plupart du temps identiques.

Enfin, il y a une culture commune à tous les métiers du son : un goût particulier pour l'écoute, un sens de ce que l'on peut raconter au-delà - et souvent en complément - du verbal et du visuel, un amour de la musique (souvent), du bruit (parfois) et du silence (toujours).

 

CHARGÉ DE PLANNING

Le chargé de planning est certainement le poste que l’on pourrait qualifier de pierre angulaire d’une entreprise. Sans lui, rien ne fonctionne, rien n’aboutit. Vous aurez beau frotter les bougies de votre camion, si personne n’est au volant vous ne risquez pas l’excès de vitesse. Et pire, vous décevrez à coup sûr votre client. 

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Le chargé de planning c’est celui qui est capable de caser 10 personnes dans une voiture 4 places, de noircir l’intégralité des pages de son agenda, de vous soutenir mordicus que les journées font 72 heures. Oui, le chargé de planning c’est l’équivalent du gardien du temps dans un célèbre jeu télévisé que nous ne citerons pas… (notes : « Fort Boyard »). Alors si l’usage de la clepsydre n’est pas une obligation, la maitrise des outils informatiques classiques est plus que recommandée (Office, Wrike...). Jonglant avec les emplois du temps de chacun, on peut parfois s’interroger sur sa formation : l’école du cirque de Saint-Pétersbourg ? Un cursus complet à Poudlard ? Ou un BTS en assistant de gestion PME/PMI (qui suscitera bien plus d’intérêt chez son futur employeur que sa pratique du monocycle sur glace).

Nul besoin d’être un fervent défenseur de la vénerie pour devenir chargé de planning. Cependant, son expérience et son feeling font de lui un véritable chasseur de tête pour dénicher la perle rare. Les employés, les fournisseurs et les clients savent qu’ils peuvent à chaque instant compter sur lui. Une connaissance du monde de l’évènementiel, de l’audiovisuel et de la logistique sont bien évidemment un plus. L’administratif ne l’effraie pas, au point d’être à l’aise dans l’édition des contrats d’embauche et des déclarations URSSAF.

Si le chargé de planning devait se tatouer une devise, il n’hésiterait pas le moins du monde :

« Routine n’est pas organisation, pas plus que paralysie n’est ordre » Arthur Helps (futur Saint patron des chargés de planning).

 

COMMERCIAL AUDIOVISUEL / EVENT

Il convient de faire la guerre aux idées reçues pour définir ce qu'est un bon commercial.

 

• Idée reçue n°1 : Un bon commercial est uniquement à l'écoute du marché.

FAUX. Il l'est avant tout avec ses clients ! Savoir observer, écouter et accompagner sont les clés d'une collaboration réussie.

 

• Idée reçue n°2 : Un bon commercial cherche à tirer le maximum de ses clients.

FAUX. Il se plie en quatre pour proposer des configurations et des installations optimisées. Son objectif prioritaire est la satisfaction de ses clients.

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• Idée reçue n°3 : Un bon commercial ne pense qu'à une chose : faire signer le plus de contrats possible en un minimum de temps !

FAUX. Il sait que prendre du temps est primordial ! Il cherche à comprendre dans le détail les désidératas des clients en prenant en compte la configuration des lieux et les normes en vigueur.

 

         • Idée reçue n°4 : Un bon commercial cherche à alourdir la facture par n'importe quel moyen.

FAUX. Amener du chiffre à son entreprise est légitime, mais le premier des enjeux pour lui, est d'être une force de proposition et cela ne veut pas dire : plomber la facture ou forcer la main.

 

         • Idée reçue n° 5 : Un bon commercial est âgé, il connaît toutes les ficelles du métier.

FAUX. Le monde de l'audiovisuel et de l'évènementiel et en perpétuelle évolution. La véritable ficelle de ce métier est surtout de rester curieux, au fait de l'actualité et des nouvelles technologies qui arrivent sur le marché.

 

Être commercial dans l'audiovisuel c'est endosser la responsabilité d'être un interlocuteur privilégié, de toujours avoir une solution pour résoudre les problèmes, d'être le ciment entre les demandes et les faisabilités, entre les clients et les techniciens.

ROAD

Parce que le matériel utilisé pour un événement n’est pas autonome au point de s’installer tout seul, tout événement, quel qu’il soit,  requiert la présence de roadies. Rarement taillés comme des ablettes, ils sont responsables du déchargement du matériel et pré-installent ce dernier.  
Montaigne deviendra-t-il un jour le Saint patron des roadies ? Souvenez-vous, « Mens sana in corpore sano » (Un esprit sain dans un corps sain) S’il passe le plus clair de son temps à mettre à profit ses fibres musculaires, le road voue une importance toute particulière aux règles de sécurité.

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Non, le road ne travaille pas en espadrilles. Il travaille obligatoirement avec des chaussures de sécurité.

Non, le road n’affronte pas un déchargement seul et à mains nues. Il porte en permanence des gants et évite ainsi d’abîmer sa manucure.

Non, le road n’est pas forcément mélomane bien qu’il passe le plus clair de son temps à prendre soin de ses disques intervertébraux.

Non, le road n’ignore pas que le secret de son métier réside dans ses genoux. Toujours en appui sur ces derniers il éloigne la lombalgie.

Non, le road ne joue jamais les électriciens en herbe même devant un bloc de puissance qu’il vient de décharger.

Road est un métier qui demande une attention de tous les instants. Les accidents de la profession sont majoritairement dus au non-respect des normes de sécurité. C’est un travail éreintant qui demande une certaine aptitude physique. Devenir road c’est aussi une façon de découvrir et de s’immerger dans le monde merveilleux de l’évènementiel.

« I believe i can flyer »Polo. 36 ans. Road.

CHEF DE PROJET

Si le chef de projet était un objet, il serait sans nul doute un couteau suisse ! Il est livré avec toutes ses options, et son expérience l'aidant, il est aussi capable de s'adapter face à des situations exceptionnelles.

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Option couteau : Le chef de projet est capable de trancher une situation.

 

Option scie : Le chef de projet a la réputation d'envoyer du bois !

 

Option tournevis : Le chef de projet n'hésite pas à serrer la vis avec ses équipes.

 

Option tire-bouchon : Le chef de projet n'hésite pas à desserrer la vis avec ses équipes.

 

Option jumelles : Le chef de projet supervise l'ensemble d'un projet. Il sait aussi prendre du recul pour avoir une vue d'ensemble et palier à toute déconvenue qui pourrait venir interférer dans ledit projet.

 

Option ouvre-boîte : Son expérience et son dynamisme empêche la fermeture de ces dernières !

 

Option montre : Il veille à la ponctualité des délais, de ses équipes.

 

Pince coupante : Sa poignée de main est tellement ferme qu'un chef de projet se reconnaît à l'empreinte qu'il vous laisse dans la paume.

 

Option loupe : Que ce soit dans le domaine financier, technique ou organisationnel, rien ne lui échappe !

 

Etre chef de projet, c'est avant tout aimer les responsabilités, les défis et faire preuve d'un excellent relationnel avec les clients comme avec ses équipes. En bon chef d'orchestre il veille à ce que la partition soit interprétée sans couacs !   

TECHNICIEN DE MAINTENANCE

Un super-héros n'est pas forcément celui qu'on croit…

Si contrairement à Superman, l'usage de la kryptonite ne vous fait pas peur, que vous ne craignez pas l'adamantium des griffes de Wolverine alors vous êtes l'homme de la situation !

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Vos armes de prédilections : l'oscilloscope et le multimètre. Vos pires ennemis sont les arrêts accidentels et temporaires du matériel qui ont le don de s'installer dans les infrastructures informatiques et électroniques. Aguerri à l'art de la recherche de panne, vous traquerez sans relâche, à l'aide de procédures et de logiciels dédiés, ces dysfonctionnements et anomalies. Et il paraît que même Cyclope est jaloux de la qualité de vos soudures ! Une pièce défectueuse ne vous échappera pas, même planquée dans le recoin d'un accumulateur ou d'un transformateur. Un potentiomètre fatigué se fera dessoudé avant de finir ses vieux jours dans votre pompe aspirante et sera finalement, remplacé manu militari. Vos connaissances en anglais technique vous permettent d'intervenir sur l'ensemble d'un parc. Et vidéoprojecteurs, consoles lumière, écrans LCD, automates de salle (AMX, Crestron, Extron)…, n'ont plus de secrets pour vous ! 

Rapidement et durablement les installations retrouvent une nouvelle jeunesse.

Mobile, perspicace et ponctuel, vous savez que chaque nouvelle mission est un nouveau défi.

INGENIEUR ETUDES ET CHIFFRAGES

Vous entretenez depuis au moins cinq ans une relation toute particulière avec les chiffres, vous les aimez, et ils vous le rendent bien.

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Cette idylle est née dans l’école d’ingénieur que vous avez fréquentée. Pendant plus de cinq ans, vous avez su mettre à profit et pour le compte de différents employeurs cette relation toute particulière.

         Aujourd’hui, une nouvelle page se tourne et souhaitez vous lancer dans une nouvelle aventure au sein de Vidélio IEC. Aux côtés du responsable de la cellule d’études et chiffrages vous serez en charge de proposer aux clients des solutions adéquates répondant à leurs souhaits d’installation de systèmes audiovisuels pour leurs entreprises. Ayant toujours une calculatrice à portée de main vous fournirez devis, rapports de faisabilité, plannings, rédaction de cahier des charges…

Fraichement débarqué(e) avec votre trousseau d’expérience, vous serez « l’homme aux clés d’or » des projets à venir. Ou comparable à une sage-femme spécialiste des projets mis à l’étude, et votre connaissance des outils ainsi que du matériel vous permettra de pratiquer un accouchement sans douleur. L’annonce au client n’en sera que plus aisée.

         Assoiffé(e) de nouvelles technologies vous serez très vite reconnu(e) comme un(e) praticien(ne) à la pointe du progrès. Toujours en lien étroit avec les commerciaux, les techniciens, les installateurs et les clients vous rendrez l’impossible possible ! Cet enthousiasme vous vaudra peut-être dans quelques temps le surnom de « Che »…

 

« Soyons réalistes, exigeons l’impossible. » Che Guevara

 

La maitrise de l’anglais sera véritablement un plus et votre rémunération sera calculée sur la base de votre profil.

DESSINATEUR PROJETEUR EN BUREAU D'ETUDE

Vous maitrisez la palette graphique comme personne et votre maniement de la souris en laisse plus d'un pantois. Loin de faire des plans sur la comète, c'est sur votre écran que vous les faites, utilisant des logiciels dédiés tels que CAO, DAO… Vous êtes, sur une manifestation (salon, télévision, conférences, etc.), celui qui pose la première pierre, qui élabore avec son équipe les dossiers techniques et les cahiers des charges qui paramètreront l'ensemble de l'événement à venir.

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Force de proposition, vous savez conseiller le client et lui proposer des solutions à la fois innovantes et fiables.

Soucieux et perfectionniste vous délaisserez parfois votre bureau pour connaître les réalités du terrain. Comme Saint-Thomas, vous ne croyez que ce que vous voyez et si cela agace les mauvaises langues, cela évite généralement les mauvaises surprises lors de la construction. Possédant une très grande capacité d'adaptation, vous passez du virtuel au réel ("On vous a déjà dit que vous aviez un petit côté Keanu Reeves ?" ) avec en tête, un seul objectif : la satisfaction complète du client.  Vos collaborateurs apprécieront chez vous, votre esprit de synthèse, votre clarté, votre accent "so british" quand vous parlez anglais, ainsi que, cerise sur le gâteau, votre humour et votre positivisme à toute épreuve.

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